Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 21:31

Lorsque l'on prépare les décorations de Noel, c'est un moment serein, une joie profonde.

Decembre-2011-039.JPGOn s'emballe, on déballe  des boîtes multicolores, boules, guirlandes, bougies, personnages, nous connaissons pourtant le contenu de chaque boîte, mais nous oublions parfois quelques petits détails.

De surprise en surprise, des souvenirs nous remettent en mémoire, des mots, des situations même futiles, en souriant on s'évade quelques instants cela

fait du bien !

Comme un grand bol d'air on s'oxygène l'esprit, notre coeur s'attendrit, je comprends que Noel s'appelle aussi la trêve, ce moment de paix.

Le seul bonheur de voir et de toucher l'essentiel qu'un être humain a besoin

spirituellement.

Et puis vient la tristesse, les yeux se mouillent à la pensée de ceux qui nous ont quitté, ils nous manquent, ils nous manqueront aussi autour d'une table.

Mais ceux que l'on a aimé ne partent jamais !

Ils restent en nous, comme accrocher autour de notre esprit pareil à des petites anges de Noel.

 

Personne ne voit l'intérieur d'une autre personne, et l'on serait surpris de voir que chaque être se ressemble à la différence de leur peau et leur langage. Ils se ressemblent avec leur souffrance et leurs rêves !

 

Nous sommes tous des êtres humains avec un corps et un esprit et pourtant la paix est difficile dans ce monde d'hypocrites ou règne aussi la trahison.

Il est plus facile de faire le mal, lorsque l'on regarde autour de nous.

Le bien en revanche est en décalage avec notre société devenue très difficile.

 

On pense soudain à toutes ces choses, d'un seul coup on devient poète et philosophe. La boîte vidée, je suis prête à la ranger.

 

Il reste un petit ange doré, en carton au fond de la boîte, troué, en haut pour passer le ruban, ma respiration s'arrête, j'avais oublié mon cadeau de grand mère de ma première petite fille, il y a maintenant bien longtemps presque dix huit ans.

Mais à ce moment là pouvais je savoir que je ne la reverrais pas !

La vie nous apprend à être sage ! même si c'est dur de l'être....

Par Ann
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 07:39

La mère fait du tricot

Le fils fait la guerre

Elle trouve ça tout naturel la mère

Et le père qu'est-ce qu'il fait le père ?

Il fait des affaires

Sa femme fait du tricot

Son fils la guerre

Lui des affaires

Il trouve ça naturel le père

Et le fils et le fils

Qu'est-ce qu'il trouve le fils ?

Il ne trouve rien absolument rien le fils

Le fils sa mère fait  du tricot son père des affaires lui la guerre

Quand il aura fini la guerre

Il fera des affaires avec son père

La guerre continue la mère continue elle tricote

Le père continue il fait des affaires

Le fils est tué il ne continue plus

Le père et la mère vont au cimetière

Ils trouvent ça naturel le père et la mère

La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires

Les affaires la guerre le tricot la guerre

Les affaires les affaires et les affaires

La vie avec le cimetière.

                                                                          Jacques Prévert


Par Ann
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 12:07

Ma soeur Jacqueline était un garçon manqué et souvent elle jouait avec mon frère Jean Pierre et ses copains.

Le bocal de billes sous le bras, mon frère disparaissait en compagnie d'une bande de copains.

 

Pendant que ma soeur m'envoyait à la maison prétextant un appel de maman, celle-ci profitait de partir avec la troupe de garçons.

Je restais là, seule, désemparée.

 

Mon frère Jean Pierre avait les cheveux bruns et la peau mate, du matin au soir, il jouait dehors, et commença le football très tôt.

C'était le dernier des garçons, il resta un peu plus longtemps à la maison.

 

Lorqu'il fût adolescent, il nous commanda souvent de lui cirer ses chaussures, refusant, ses ordres, il nous corrigeait, mais nous courions vers le jardin pour nous refugier vers maman qui enlevait le linge sec et cela finissait toujours de la même façon.


"Laisse les gamines tranquilles" !

 

Il repartait perdant et de ce fait faisait le travail lui-même.

 

Plus tard, lorsqu'il amena ma future belle-soeur, et qu'il était question de mariage que fût notre joie, enfin la corvée de chaussures était terminée !

 


Par Ann
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 09:18

Ma mère était une sainte, elle ne supportait pas que quelqu'un puisse avoir faim où froid. A sa façon et ses moyens elle y remédiait.

 

C'était une petite bonne femme énergique. Elle s'asseyait quelquefois pour souffler un peu, mais de nouveau pour repartir de plus belle. Elle se sentait fautive de la fatigue qui l'a gagnait et nous disait : " Bon cinq minutes et après j'y vais" !

 

Ma mère est née le 4 octobre 1916 à Evreux en Normandie, elle perdit sa maman à l'âge de trois ans et souvent elle nous en parlait.

 

Elle nous parlait aussi de ses soeurs, Alexina, Elise et Léontine, de son frère Kléber qui mourut accidentellement avec son tracteur qui se retourna. Il laissa huit orphelins, au grand désarroi de maman qui ne pouvait rien faire pécuniairement.

 

Maman vécut dans une famille recomposée après le décès de sa mère avec des demi-frères et demi-soeurs. Elle nous vantait souvent les mérites de sa belle-mère qui avait tant de courage !

 

Son papa décéda à son tour, lorsqu'elle atteint l'âge de dix ans, un musicien qui jouait de la trombone et faisait danser les jeunes gens dans les bals du samedi soir, afin de gagner un peu plus sa vie.

 

Et, c'est avec une certaine fierté dans les yeux qu'elle nous parlait de notre grand père Adrien.

Un triste destin pour elle, qui fût partager entre belle famille et patron.

 

Ma mère ne donnait pas sa part au chat non plus, en ce qui concernait le travail. Elle avait le profil d'un chef d'équipe et commandait souvent la maison. La force était une de ses qualités, elle portait souvent des poids assez lourds comme un véritable homme.

 

Rien n'avait de secret pour elle, elle comptait que sur elle-même comme de nombreuses femmes de mineurs.

 

Lorsque le mari était à la mine, elle devait se débrouiller seule la plupart du temps. Mes parents ont subi la guerre de 39-45, et sont nés avec la première guerre mondiale, se plaindre n'était pas leur coutume. Il fallait avançer et jamais j'ai vu ma mère pleurer......

 

                                                                    Annette Geffroy Emphoux.

Par Ann - Publié dans : Ecriture
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 22:13

50-ans-de-Roger-et-Therese-037.JPG

Il ne reste que nos mains,

pour donner, embellir, jusqu'aux lendemains.

 

Aimer à travers l'infini, l'inconnu qui est déjà loin...

cette force qui nous tient...

 

Il ne reste que notre coeur,

pour aimer à travers une pierre.

    

L'esprit est encore présent, il nous parle, et son visage

ne s'efface pas...


Il ne reste que l'absence qui nous fait encore souffrir,

et ne nous apporte aucune réponse à nos questions.

 

Il ne reste que nos mains pour continuer à embellir,

Jusqu'au matin sans fin 


 

  Cette fierté soudain pour redonner un sens là où, il n'y

en a plus !

 

Il ne reste que nos mains pour faire de cette pierre

un joyau jour après jour......

 

Cette émotion qui nous lie, cette gorge serrée, cette envie de rester là

dans ce silence qui fait peur !

 

Il ne reste que nos mains pour donner, et, soudain notre coeur

est soulagé.

 

Il ne reste que notre coeur pour aimer à travers une pierre...........

 


 

 


Par Ann - Communauté : Les mots offerts
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